Votre chroniqueur au ton neutre vous fera le résumé de la deuxième ronde de l'Estival 1 de Charlesbourg. Mentionnons l'ajout de deux joueurs dans le tournoi, nous avons dorénavant 24 joueurs.

Daniel Lapointe est un des deux joueurs de plus et il avait à m'affronter. Ma défense hollandaise a tenu le coup, malgré les atrocités positionnelles que j'ai commises. Heureusement, le génie tactique que je suis l'a emporté grâce à 18... e5!!! un coup qui donne de l'attaque aux Noirs ainsi que la victoire. Quelle victoire splendide! Mais, je vais vous dire un secret, à l'analyse j'étais complètement bouché après que mon adversaire m'ait indiqué que 22. Dxe3 semblait donner la victoire aux Blancs et encore plus bouché quand Fritz m'a indiqué que 22. Cd5 donne carrément la victoire aux Blancs. Mais n'allez pas crier ça sur les toits hein? On garde ça entre nous, ok? N'allez pas dire ça sur internet non plus, parce que tout le monde pourrait le savoir! On garde ça entre nous que j'étais fini, ok?

Daniel Lapointe (1515) - Dominic Cournoyer (1803)
Les Blancs abandonnent 0-1




Bon, ce sera tout pour cette semaine. Hein? Quoi? Les autres parties? Oui, il y a eu d'autres parties en effet. Quoi? Vous n'en aviez pas assez avec celle là? Bon, d'accord, à la demande générale (sûrement Nelson), je vais diffuser les parties moins importantes.

Alors, sur le tout premier échiquier, le favori du tournoi a résisté aux attaques de son adversaire qui a sacrifié deux pièces dans l'espoir de mater. Claude Lessard s'est suffisamment bien défendu pour que ce soit sans espoir. Les deux sacrifices de pièces peuvent sembler dérisoires, mais il fallait tout de même jouer avec précision pour résister à l'attaque des Noirs, d'autant plus que les Blancs étaient privés des services de leur cavalier éloigné en a4.

Claude Lessard (2022) - François Gagnon (1691)
Les Noirs abandonnent 1-0



En effet, attaquer n'est pas toujours payant, suite au très agressif 12. e6 de David Vallières, c'est Stéphane Beaudoin qui a pris l'avantage, gagnant un pion, ensuite un autre pion, ensuite la qualité et ensuite une pièce... Ce n'était pas nécessairement forcé, mais la position précaire des Blancs a facilité la tâche pour les Noirs.

David Vallières (1729) - Stéphane Beaudoin (1949)
Les Blancs abandonnent 0-1




Évidemment, nos jeunes de Québec sont extrêmement forts. Après avoir vaincu Nikita Kraiouchkine et Claude Carrier, au tournoi de la St-Jean, Samuel Bourassa a continué de faire valoir ses talents tactiques contre Yvon Poliquin. Dans une partie excitante de roques opposés, c'est Samuel qui a réussi à ouvrir le roi de son adversaire en premier, grâce à l'appui de son pion c3 qui a permis une belle combine commençant par 21...Txb2 qui met le roi en échec sans répit jusqu'au mat. Évidemment, il était nécessaire de faire échec sans cesse étant donné que les Blancs menaçaient eux aussi de mater en g7.

Yvon Poliquin (1884) - Samuel Bourassa (1677)
Les Blancs abandonnent 0-1