François est un excellent tacticien, à défaut de capturer des pièces, il se contentera d’enlever le plus de poins possibles à Jonathan afin de damer. Regardez comme ces coups sont jolis : 11. Cf5! et 39. f6! Donc, cette fois-ci, c'est seulement Caire qui se détache du péloton. Il a déjà trois en trois avant même d'avoir joué sa troisième ronde, Richard vous expliquera ça la semaine prochaine.



François Caire (2283) – Jonathan Perron (2004)
Les Noirs abandonnent 1-0

Passons justement à sa partie. Le style «tranquillement mais sûrement» a porté fruit une fois de plus. Après avoir isolé le pion e et logé un cavalier en f5, Sébastien pouvait difficilement tenir cette partie. Ensuite, il n’y avait vraiment plus rien à faire avec un pion de moins et une finale où le fou noir ne pouvait pas mettre sérieusement en danger les pions adverses qui se sont réfugiés sur des cases blanches.

Richard Sauvé (1966) – Sébastien Caron (1996)
Les Noirs abandonnent 1-0

Vous étudiez sans doute les finales de tour parce qu’elles sont les plus fréquentes? En effet, ce sont les plus fréquentes, mais il y a des exceptions, comme cette partie. Moi et Daniel tentions de prouver lequel de nous deux est le meilleur en équitation. Daniel aurait dû accepter la triple répétition, puisque l’échange des tours mène à un avantage pour les Noirs qui ont un roi mieux positionner (l’avantage d’être déroqué). Quoique 43. Cb4 pouvait certainement tenir le coup également. Si on recule plutôt dans la partie, on remarque à quel point la machine est gourmande en suggérant 37… Cxc2 38. Txc2 Txh4! En effet les Noirs ne regretteront pas leur gourmandise, du moins théoriquement, en autant de jouer les meilleurs coups.

Daniel Dubé (1720) – Dominic Cournoyer (1963)
Les Blancs abandonnent 0-1