Suite à la deuxième ronde du Montcalm 2, Réjean s’est emparé d’une avance d’un demi-point. François Caire est deuxième et MOI avec mon immense talent sublime, je devance les trois experts. J’ai oublié de vous signaler que je n’ai pas encore affronté les maîtres.

Daniel aime bien jouer avec du matériel en moins, surtout contre les maîtres. Mais quand même, ne rions pas. Si Réjean a résisté, c’est parce qu’il s’est très bien défendu. En effet, les Blancs avaient quand même de la compensation pour le cavalier sacrifié, allant même jusqu’à déroquer le roi adverse, mais une pièce c’est une pièce. Plus tard, Daniel a jugé qu’il est sage d’abandonner avec environ 16 pièces de moins et une première rangée extrêmement faible.

Daniel Bonneau (1996) – Réjean Tremblay (2245)
Les Blancs abandonnent 0-1





Que fait-on avec cette partie? Je chronique la première moitié cette semaine et l’autre moitié la semaine prochaine? Bah, passons directement à la finale de tours, quatre pions contre trois en faveur de François. Regardez la technique de ce dernier pour s’accumuler du temps dans cette partie avec incrémentation de 30 secondes, il s’agit simplement de faire échec au roi jusqu’à la limite, c’est-à-dire jouer d’autres coups avant la triple répétition. En passant, s’il n’y a pas d’erreurs de retranscription de la partie, il y a eu triple répétition au 70e coup, mais je présume que Richard ne s’en est pas rendu compte, donc la partie a continué. La finale était gagnante pour les Noirs avec deux pions de plus, mais François croyait que sacrifier la tour pour que le pion h s’échappe était suffisant. Hé non! Richard a à son tour utilisé la stratégie de l’échec répétitif. Évidemment, si le roi noir, évite l’échec perpétuel, la tour blanche prend possession de la colonne h.

Richard Sauvé (1956) – François Caire (2229)
Nulle½-½

Cette partie aussi contient quelques imprécisions de part et d’autre. Suite à mon sacrifice de cavalier, 27…Tc4 aurait donné à l’adversaire l’avance d’une pièce. Vers la fin, le pion b7 n’était peut-être pas si empoisonné que je l’avais crû durant la partie, le dévorer m’aurait donné de bonnes chances de gains malgré la pression sur la deuxième rangée. J’ai finalement opté pour la nulle facile. Hé bien, personne ne veut de mes points de cote!

Dominic Cournoyer (1953) – Bertrand Auger (2031)
Nulle ½-½



Maintenant tenez-vous bien, on va assister à un spectaculaire sacrifice de fou pour un réseau de mat. Sébastien avait un pion de plus et une position nettement meilleure, jusqu’à ce qu’il détecte un réseau de mat. Nicolas a vraiment été chanceux de s’en tirer ainsi, si son adversaire avait une tour de plus le réseau de mat aurait fonctionné. Sérieusement, avant le sacrifice erroné, les Noirs avaient de bonnes chances de gain malgré les fous de couleurs opposés, la position noire était simplement meilleure et le fou en g5 n’était pas très actif. Rien n’est joué dans la section B avec trois joueurs qui ont 1.5/2, tout est possible.

Nicolas Chiffot (1918) – Sébastien Caron (1931)
Nulle ½-½



Paul a très mal débuté sa partie, après avoir donné un pion sans réelle compensation, il s’est retrouvé dans l’embarras avec un cavalier cloué sur la longue diagonale, d’ailleurs 24…c4! aurait été plus violent que 24…Fa6?!. Finalement, je ne sais par quel tour de magie, non seulement Paul s’est dépris de cette fâcheuse position mais il a récupéré son pion de moins pour obtenir la nulle.

Paul Cummins (1736) – Éric Myre (1927)
Nulle ½-½


Finalement, une partie que Pierre n’a pas abandonnée et avec raison. La pression de temps a fait gaffer Gaétan (ce n’est pas nouveau) qui avait pourtant un avantage écrasant. Avouez quand même, c’est joli la fourchette de roi, 51. Re2. Le roi est une pièce comme les autres! Laissez-moi deviner l’idée de 72. Th4+!?, éviter toute arnaque de pat sans doute?

Pierre Beauchemin (1668) – Gaétan Lapierre (1847)
Les Noirs abandonnent 1-0


La semaine prochaine, peut-être que maître Tremblay sera le premier à profiter des mes points de cote, Daniel croisera le fer avec François et aura fini d'affronter les maîtres dans ce tournoi, puis Richard affrontera Bertrand.