Définition de la semaine

Maître : Titre détenu par la majorité des joueurs pendant la nuit.

Au tour de Stéphane de se mesurer à François. Ce dernier a pris l’avantage lorsque l’intrusion de son cavalier en d4 a obligé Stéphane à sacrifier son bon fou, ce qui semble forcé, sinon le pion b5 aurait succombé. Ensuite, les cases noires seront suffisamment affaiblies pour que François s’infiltre davantage dans le territoire ennemi. Admirez comment François a réussi à gagner davantage de matériel pour forcer l’abandon. Hé oui, un échec intermédiaire pour protéger la tour en f8.

Stéphane Drolet (2096) – François Caire (2196)
Les Blancs abandonnent 0-1



Gaétan a bien tenté d’impressionner la galerie en sacrifiant un cavalier. Ensuite, Richard a montré à son adversaire comment mené une attaque avec un cavalier. Il a préféré sacrifier un pion adverse plutôt que son propre cavalier. D’après tout, il vaut mieux sacrifier les pièces de l’adversaire n’est-ce pas? Ensuite, avec le si peu de protection que le roi blanc aura, la batterie dame-cavalier fera le reste du travail.

Gaétan Lapierre (1888) – Richard Sauvé (1971)
Mat 0-1



Sébastien a fort probablement préparé chez lui cette variante amusante qui commence par 9. e5!? En effet, c’est plutôt tordu. Finalement, Réjean a pris l’avantage en ayant un avantage de développement et en ayant affaibli la structure de pion adverse. Toutefois, il aurait fallu que le roi aille en e7 au 35e coup pour contrer l’éventuel pion passé sur l’aile dame. D’ailleurs, 39… f6! plutôt que 39…f5? aurait permis à Réjean d’avoir une finale de dames avec un pion de plus, donc une possibilité de gain.

Sébastien Caron (1918) – Réjean Plante (2047)
Nulle ½-½


Bon, assez de parties dont le résultat est prévisible, passons maintenant aux surprises!

Commençons par la partie de Jonathan. Ce dernier et Bertrand croisaient le fer ardemment jusqu’à ce que Jonathan commette une erreur de calcul. 25… Dd4?? ne mène absolument à rien. D’accord, 26… Cg3 peut surprendre mais ça mènera tout de même à une finale avec une tour de moins.

Bertrand Fortier (1624) – Jonathan Perron (1924)
Les Noirs abandonnent 1-0




Au tour de Bertrand Auger de se faire surprendre. 16. Fd4? n’était certainement pas le meilleur coup de sa carrière. Ensuite Daniel a préféré redonner la qualité pour éliminer le pion e6, ce qui est probablement gagnant mais beaucoup plus long à gagner. Je crois que maintenir la pression sur f2 aurait été encore plus convainquant mais bon, la finale a été suffisamment bien joué par Daniel pour remporter la victoire.

Bertrand Auger (2009) – Daniel Dubé (1707)
Les Blancs abandonnent 0-1

L’éternel candidat expert s’est mis à faire la danse du cavalier, 4. Cxd4, 6. Cf3, 11. Cd4 et 15. Cf3. Finalement Éric était tellement tanné de me voir gigoter avec mon âne qu’il m’a offert de l’échanger. Ne sachant plus quoi faire suite à la disparition de cette pièce, j’ai décidé de me lancer à l’attaque. Vous ne vous imaginez pas que cette partie est une surprise quand même? Mais non, voyons! Je ne joue pas très bien ces temps-ci mais il y a des limites. Regardez le beau sacrifice de tour qui a mis fin à la partie.

Dominic Cournoyer (1958) – Éric Dumont (1608)
Les Noirs abandonnent 1-0


Jeudi prochain, ce sera la dernière ronde du Montcalm 3 et la dernière ronde de l’année 2008. Rien n’est joué, Richard peut encore devancer François, à condition de le vaincre sur le premier échiquier, il tentera d’accomplir cette lourde besogne avec les Noirs.