Le tournoi Khalif de Charlesbourg se poursuit, sept joueurs se sont joints à nous en deuxième ronde, nous sommes donc dorénavant, 29 participants.

Simon Laflamme avait l’honneur d’affronter Réjean Plante sur le premier échiquier. Après un début et milieu de partie sans histoire, la position des Blancs s’est écroulée lentement lorsque les tours adverses se sont doublées sur la colonne e. De plus, les Blancs étaient préoccupés par la faiblesse du pion c4, ce qui n’a certainement pas aidé à la résistance. Suggestion de Fritz : 28. Te2 afin de contester le contrôle de la colonne e et permettre à l’autre tour de se placer en c1 pour protéger le pion c4.

Réjean Plante (2108) – Simon Laflamme (1938)
Les Blancs abandonnent 0-1




Vive la combativité! Après un début de partie prometteur qui laissait envisager beaucoup d’action (sicilienne dragon), les deux combattants ont simplement décidé de faire une triple répétition avant même d’avoir passé le premier contrôle de temps des 30 coups. Au moins, ils ont obtenu… un meilleur pointage que moi.

Sébastien Caron (1885) – Serge Champetier (2096)
Les Blancs et les Noirs sautent sur la triple répétition ½-½





Passons justement à ma partie. Après avoir fait une simultanée au cégep Limoilou plus tôt dans la journée, je devais faire face à un vrai joueur d’échecs. Je me prenais pour Dieu suite à ma splendide fiche de 20-0-0 dans cette simultanée, mais Martin Fecteau m’a clairement démontré que j’étais de retour dans les ligues majeures. Je n’ai peut-être pas assez attaqué à l’aile roi dans cette hollandaise Stonewall. Quoiqu’il en soit, suite à 35…Cxe5 36. dxe5, son pion passé s’est avéré nettement meilleur que le mien.

Martin Fecteau (2022) – «Dieu» (1839)
«Dieu» abandonne 1-0


Sur l’échiquier voisin, Stéphane Beaudoin a mené une attaque sur le grand roque de son adversaire avec succès. La partie s’est terminé par une jolie combinaison, 37…Cxd3 met fin à la partie. Pour ceux qui n’ont pas compris la suite : 38. cxd3 Txc1+ 39. Txc1 Da1!!+ 40. Rxa1 Txc1#.

Yvon Bluteau (1837) – Stéphane Beaudoin (1995)
Les Blancs abandonnent 0-1



Gaétan Lapierre et Nicolas Chiffot ont croisé le fer, toutefois sans faire de vainqueur. Nicolas a déclaré après la partie qu’il a manqué le gain d’une tour et que c’était évident à voir. Peut-être, mais ça ne semble pas évident pour le logiciel Fritz, il n’a rien détecté. Notons le piège très intéressant tendu par Gaétan Lapierre qui a tenté de faire miroiter une fourchette de cavalier en c2 à son adversaire. Une fois le cadeau empoisonné accepté, 20. Cg5 aurait mis les Noirs dans l’embarras. Nicolas n’a pas été dupe, il a simplement éliminé la cavalerie adverse.

Gaétan Lapierre (1947) – Nicolas Chiffot (1804)
Nulle ½-½


Je n’ai pas la partie qui opposait Nelson Gago à François Gagnon, mais je sais que François a rapidement gagné deux pions. Toutefois, Nelson est très très très fort en finale, donc son déficit de deux pions a été éliminé rapidement. D’ailleurs, avant que la ronde commence, il m’a démontré avec assurance comment mater un roi avec seulement un fou et un cavalier, le mat s’est produit très rapidement, Nelson n’a jamais eu besoin de reprendre ses coups et il n’a pas hésité le moindrement. Je crains donc de devoir jouer en finale contre lui un jour.

En passant, félicitations à Charles Tremblay pour son initiative d’organiser des simultanées au cégep Limoilou afin de recruter des nouveaux joueurs. Hier, un des participants à ma simultanée s’est joint à notre tournoi afin de disputer sa première partie cotée.

Appariements non-officiels pour la semaine prochaine :

Beaudoin (2) – Fecteau (2)
Laflamme (2) – Champetier (1½)
Gago (1½) – Caron (1½)
Côté (1½) – Lapierre (1½)
Poliquin (1½) – Chiffot (1½)
Sirois (1½) – Plante (1)