L’année qui vient de se terminer en a été une de transition. Après le départ de notre Directeur Général en septembre dernier, et l’embauche d’un directeur pendant la période de transition, nous avions crus nos problèmes réglés quand après deux semaines de négociations nous en étions arrivés à une entente avec un candidat de valeur que nous avions réussis à recruter. Malheureusement, les ennuis de santé d’un proche l’ont empêché à la dernière minute d’accepter notre offre.

Tout était ficelé, le CA avait même approuvé par résolution son embauche. Je m’étais rendu en personne au bureau afin de le recevoir au matin de sa première journée et je l’attendais patiemment , jusqu’à ce qu’il faille que je me rende compte qu’il ne viendrait pas. Le DG par intérim avait déjà terminé son mandat mais était là lui aussi, prêt à fournir son assistance afin de l’aider à se familiariser avec ses tâches administratives. Je lui ai donné congé dès lors qu’il est devenu évident que sa présence n’était plus requise.

La FQE se retrouvait donc sans DG, et il était clair que la situation ne pouvait durer. Suite à une conférence téléphonique tenue d’urgence, il a été convenu par le CA que j’occupe temporairement le poste de DG jusqu’à ce que nous trouvions un autre candidat. J’ai ainsi occupé le poste pendant trois mois, jusqu’à ce que Richard Bérubé soit recruté et commence à occuper le poste le 1er mai dernier. Pendant ce temps, il ne faut pas oublier de mentionner aussi le décès subit de son Secrétaire, qui venait à peine d’être nommé

Toutes ces péripéties ont eu un impact sur le fonctionnement interne et les décisions qui ont dues être prises quant aux événements annuels de la Fédération. Par exemple, la comptabilité a due être revue au complet, le séjour du DG par intérim ayant été plutôt désastreux de ce côté-là. Heureusement, la situation a été redressée, mais les livres de la FQE n’auraient pas pu être vérifiés dans l’état où ils étaient lorsque j’ai pris la relève. Le temps que j’ai du mettre à corriger cette situation, en plus de m’occuper des affaires courantes, m’a empêché de mettre le temps que j’aurais du allouer, par exemple, à l’organisation du COQ. De plus, nous avions été mis devant le fait: le Festival Juste Pour Rire ne soutenait plus notre participation au CÉGEP du Vieux-Montréal et nous offrait plutôt son Musée à des dates différentes auxquelles ont lieu traditionnellement le COQ. J’ai bien tenté de trouver un commanditaire en faisant appel à un démarcheur, mais sans succès. Un tel commanditaire aurait pu nous apporter la marge de manœuvre nécessaire qui aurait élargi notre éventail de choix. Mais en l’absence d’un tel soutien, nous n’avions plus tellement le choix d’accepter l’offre du Festival JPR. Nous avons ensuite su que notre transfert au MELS, bien que bienvenue, entraînerait un délai d’environ trois mois dans le versement de la subvention, juste au moment où nous devions affronter les plus grosses dépenses de l’année. Nous nous trouvions alors devant des contraintes budgétaires et logistiques qui ont fini par achever les options qui nous restaient.

Dans ce contexte, il faut souligner quand même que la FQE se tire finalement bien d’affaire financièrement, terminant même son année financière avec un léger surplus. Le membership se maintient aussi, grâce surtout aux événements tenus en région. Il faut souligner à cet égard le succès répété du Tournoi de Trois-Rivières, qui est devenu avec le temps le tournoi de l’année au Québec. Il ne faut pas manquer de noter aussi le transfert au Ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports. Nous entreprendrons bientôt avec le MELS des discussions quant au rôle que la FQE y jouera. Nous espérons que ces discussions permettront à la FQE d’offrir une participation accrue aux activités parascolaires et de loisir tenues en milieu scolaire.

La fédération reste donc en bonne santé malgré tout. La situation s’étant stabilisée à sa direction, elle aura plus de temps à allouer à ses activités premières qui sont l’organisation et la promotion des échecs. Il faudra toutefois mettre en place rapidement des solutions aux problèmes que nous connaissons. À cet égard, mentionnons que la FQE a entrepris dernièrement des discussions avec André Langlois, l’organisateur du Tournoi International de Montréal, pour une participation financière et logistique au COQ 2007. Le prochain COQ pourrait donc être très relevé. Parallèlement, nous menons aussi des discussions avec le Festival Juste pour Rire. Nous maintiendrons fort probablement notre participation à ce Festival, mais il se pourrait que le COQ soit tenu hors-Festival dans un hôtel du centre-ville, par exemple, et à des dates qui nous conviennent mieux. Pour ce qui est des joueurs invités, des noms prestigieux commencent déjà à circuler. Restez à l’écoute!

La FQE participe aussi au démarrage d’une ligue d’échecs dans quelques écoles secondaires de la région de Montréal. En même temps, elle mettra sur pieds deux nouveaux tournois qui auront pour but de relancer l’activité échiquéenne dans la région de Montréal. Cette région est notre point faible en ce moment et il est important qu’elle soit dynamique, autant localement que nationalement et même sur le plan international. La FQE relancera également le Tour du Québec, qui permettra aux joueurs de récolter des points en participant aux tournois qualifiés. Le vice-président au développement finalise en ce moment la formule qui sera retenue pour la saison prochaine.

La FQE n’en est pas moins active aussi dans l’offre de services à ses membres. Elle vient de terminer de mettre en place un service de facturation par Internet, qui sera bientôt suivi d’une cote de blitz par Internet. D’autres services Web seront annoncés bientôt.

Pour ce qui est des finances, la situation est stable. Les discussions avec le MELS se présentent bien. Le logiciel de comptabilité a été mis à jour avec une version qui permet la mise en réseau des ordinateurs. L’agente de développement participe donc désormais directement à la comptabilité plutôt que de devoir faire le travail en double, comme elle devait le faire avant. De son côté, le Trésorier a déniché un placement à terme qui nous permettra un meilleur rendement et donc plus de revenus. La FQE continuera donc de maintenir une gestion serrée des ses finances, ce qui a été sa marque de commerce ces dernières années.

La FQE semble donc être en voie de bien se sortir d’affaire. Après une année aussi cahotique, on peut difficilement imaginer pire. Plusieurs projets prometteurs sont dans l’air. La FQE a les moyens financiers, logistiques et le personnel en place nécessaire pour les mettre en œuvre.


Daniel Rousseau,
Président FQE