Matériel

Les pièces d’échecs n’ont pas toutes la même valeur. La dame, que peut contrôler jusqu’à 27 cases, est plus puissante et vaut plus que le cavalier, qui lui ne peut contrôler que 8 cases au maximum. À chaque fois que la possibilité d’échanger les pièces se présente sur l’échiquier, la question se pose de savoir leurs valeurs relatives, car c’est généralement le joueur qui détient l’avantage matériel qui gagne la partie.

Le tableau suivant, tiré de l’expérience, donne une idée assez juste de la valeur des pièces aux échecs :

Dame 9 points
Tour 5 points
Fou 3 points
Cavalier 3 points
Pion 1 points

Développement des pièces

La valeur d’une pièce tient au nombre de cases qu’elle peut contrôler. Mais, dans leurs positions initiales sur la bande, les pièces ne réalisent pas leur plein potentiel. Alors, au début de la partie, il faut sortir les pièces règle d’or de l’Américain Paul Morphy, génie d’échecs du 19e siècle. L’expérience démontre qu’en générale il vaut mieux développer d’abord les cavaliers, ensuite les fous. Puis, on met le roi en sécurité en faisant le roque. C’est seulement alors que l’on peut songer à se lancer à l’attaque, en développant la dame et en plaçant les tours sur les colonnes ouvertes.

Le centre

Pour sortir efficacement ses pièces, il faut disposer du terrain au centre de l’échiquier. Le contrôle du centre assure la mobilité des pièces et permet au joueur de réaliser un plan rationel de développement. De là vient le principe fondamental des ouvertures, posé par Wilhelm Steinitz, champion du monde au siècle dernier et premier théoricien du jeu d’échecs moderne, que le début de la partie est une lutte pour le contrôle du centre, avec avantage au joueur qui réussit à s’y imposer. Les pions établis solidement à e4 et d4 pour les Blancs, ou à e5 et d5 pour les Noirs, contrôlent le centre jusqu’à la 5e rangée et donnent un net avantage d’espace pour la mobilisation des pièces.

Attaque et contre-attaque

L’objet du jeu d’échecs est de mater le roi adverse, généralement après avoir gagné par attaque un avantage matériel décisif. Mais chaque joueur qui poursuit son plan d’attaque doit nécessairement calculer les contre-attaques de son adversaire. Les échecs se jouent à deux, et il est prudent de regarder, après chaque coup de l’adversaire, quel est son but. Est-ce qu’il attaque un pièce non défendue? Est-ce qu’il menace de mater votre roi? Ainsi vous pouvez éviter de nombreuses défaites inutiles.