Hé bien, voilà une partie qui va peut-être intéresser le rédacteur d’Échec+! Mais, on ne peut pas vraiment parler de contre-performance de la part de Stéphane, il affrontait le meilleur joueur de Québec tout de même. Après qu’Arnaud ait pris l’avantage d’espace, Stéphane a tenté le tout pour le tout en sacrifiant une pièce dans le but de tenter une attaque mortelle ou une perpétuelle. Hélas, le maître ne laisse pas beaucoup de chances à ses adversaires. Oui, vous avez bien compris, 17 Cg6 n'aurait mené à rien, le cavalier ne serait pas nécessairement en danger de mort, mais il ne ferait plus rien de la partie.


Stéphane Drolet (2121) – Arnaud Rainfray (2380)
Les Blancs abandonnent 0-1

Voilà l’exemple parfait du triomphe de l’esprit sur la matière. Pour François, le matériel n’avait aucune importance, tout ce qui comptait c’était de faire capituler le roi de Sébastien qui a bien voulu se mesurer au maître dans une Sicilienne Najdorf. En fait, Sébastien était vraiment forcé d’accepter le deuxième sacrifice de pièce car l’attaque qui a suivi était forcée, les Blancs gagnent dans toutes les variantes. Si les Noirs gardaient leur fou, ils auraient pu au moins bloquer la colonne en le mettant en e4 pour protéger le roi éventuellement.

François Caire (2219) – Sébastien Caron (1927)
Les Noirs abandonnent 1-0

Jonathan aime bien les positions compliquées pour faire valoir ses talents tactiques. 35. b5! met les Noirs dans l’embarras suite à 34…Txa3?. En fait, la seule ressource qui permettait aux Noirs de poursuivre la partie, mais avec avantage Blancs, était 35…Cxe5!? menaçant de capturer la dame adverse par 36… Cxf3+. Les Noirs auraient perdu une pièce, mais auraient deux pions en compensation. Puis, 35… Cxe5 36. Dh4 aurait mené à 36…Da5 37. Fxa3 Fxf3 38. Cxf3 Cc4 39. Fc1 Cxe3 40. Fxe3 Dxb5 41. Fxa7, encore une pièce pour deux pions. Ça paraît que l’ordinateur m’a aidé un peu pour faire cette analyse, hein?

Jonathan Perron (1894) – Richard Sauvé (2012)
Les Noirs abandonnent 1-0

Après avoir gagné une finale plutôt annulante la semaine dernière, le répugnant voleur que je suis s’en est encore tiré indemne grâce à une bévue encore plus monumentale. Après avoir logé mon cavalier en a6, j’avais l’impression d’avoir une pièce de moins. Je croyais que 18…Fb4 pouvait résister à l’attaque foudroyante de Bertrand, mais j’ai vu peu après que Bertrand pouvait bloquer la diagonale du fou par 21. Te3!, ce que Bertrand a joué d’ailleurs. Je me suis donc retrouvé avec deux tours et un cavalier contre une dame et une tour qui semblaient profiter férocement de ma structure de pions amochée. Je ne jouais que pour tenter de créer une forteresse, mais je ne m’attendais pas à ce que mon adversaire me donne une tour. Dommage pour Bertrand qui a pourtant très bien joué cette partie.

Bertrand Fortier (1728) – Dominic Cournoyer (1871)
Les Blancs abandonnent 0-1

Rien n’est joué dans la section A, François pourrait rejoindre Arnaud au classement final, si ce dernier perd et que François gagne. Pour la section B, Vance Oliver (celui-ci a trois sur quatre, il a perdu jeudi dernier contre Mathieu Laferrière) doit absolument me vaincre s’il veut terminer premier, sinon, les lecteurs seront fort probablement ennuyés de lire la chronique d’un fanfaron qui se vantera à répétition d’avoir remporté la section B. Donc, le monde entier est derrière Vance Oliver afin d’éviter que la prochaine chronique soit le théâtre de vantardises d’une platitude abominable.

Appariements de la semaine prochaine


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