Rassurez-vous, la chronique sera en français. Mais elle sera toutefois sans Français. Hum… ce n’est pas très clair. Bon, je voulais dire, elle sera rédigée dans la langue de Molière, mais nos deux Français n’étaient pas présents jeudi dernier. Tout est joué dans la section B, je remporte le tournoi peu importe mon résultat de la semaine prochaine. Quant à la section A, ça reste à voir puisque deux joueurs n’ont que trois parties de jouées pour l’instant.


Aux échecs, ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini. La partie qui opposait Serge à Richard semblait s’en aller tout droit vers la nulle jusqu’à ce 21…Fc6 force les Noirs à perdre le pion h7. À force de manœuvrer, Serge réussira ensuite à gruger le pion qui est cette fois-ci à l’autre extrême. Avec deux pions de moins Richard n’aura d’autre choix que d’abandonner.

Serge Champetier (1951) – Richard Sauvé (2030)




Les Noirs abandonnent 1-0


Disons que Sébastien avait un peu trop confiance au pion d6 à qui il a confié la lourde tâche de défendre deux pièces. Le problème c’est que Marc a décidé de le supprimer pour ensuite tout attaquer incluant le roi adverse, l’infiltration de la dame adverse sur la colonne a ne pardonne pas, les Blancs ne peuvent plus se défendre. L’expert est en train de dérouiller tranquillement. Après plusieurs années sans jouer en tournoi, il commence à reprendre de la force.

Sébastien Caron (1989) – Marc Bergeron (1957)




Les Blancs abandonnent 0-1

Étant donné qu’Arnaud et Nicolas n’ont pas joué jeudi dernier (partie remise à plus tard), je ne laisserai pas les lecteurs avec seulement deux parties. Je vais diffuser la mienne, elle n’est peut-être pas aussi excitante que celle de Marc et Sébastien, mais bon c’est une partie.

Je me suis mis dans le pétrin suite à 14. c5+ d5 espérant faire exploser mes deux cavaliers sur les pions centraux e et d. Mais le problème c’est que dans la suite 15. Cxe5 Dxe5 16. Cxd5, l’adversaire aurait pu réfuter avec 16…De6 en clouant le cavalier puisque j’ai une dame en b3. Ce simple détail m’a fait perdre le contrôle du centre, mais au moins j’ai renoncé à cette suite qui ne fait que perdre du matériel. Ensuite, François était en pression de temps et a commis plusieurs imprécisions pour me permettre de revenir dans la partie.

Dominic Cournoyer (1938) – François Moisan (1763)




Les Noirs abandonnent 1-0

La semaine prochaine tout devrait revenir à la normale, Arnaud et Nicolas devraient être de retour avec le résultat de leur partie également. Puis, Richard qui est présentement au Championnat ouvert de Montmagny, reprendra la plume pour être bien certain que les lecteurs n’aient pas à voir mes horribles parties.