Eh oui, après plus d’un mois d’absence je reprends la plume pour me vanter comme d’habitude, ignoble fanfaron que je suis. Vous vous ennuyez déjà de Richard hein ? Bon, le pire qui risque d’arriver c’est que mes frasques habituelles fassent diminuer le nombre de lecteurs.

Je vais justement chroniquer seulement la partie la plus importante, la MIENNE! Admirez-vous même la splendide victoire du prodige grâce à son immense talent sublime. C’est éclatant, renversant ! MOI avec mes formidables capacités de calcul et d’analyse j’ai remporté la partie du siècle ! Oups, un instant le téléphone sonne. Tiens, tiens, que vois-je sur l’afficheur : «Administrateurs du club d’échecs Montcalm». Bonjour messieurs ! Quoi ? Passer directement à la partie du premier échiquier? Oui mais je n’ai même pas terminé avec MA partie ! Euh… quoi ? Une pénalité sur mon salaire ? Non, non ! Bon ok, ça va le premier échiquier, tout de suite. Oui messieurs, je ne recommencerai plus, c’est promis.

À la demande de mes patrons, je vais être obligé de laisser faire pour l’instant MA partie pour passer directement au premier échiquier.

La préparation maison de Sébastien a porté fruit. Ce fut suffisant pour obtenir au moins la nulle contre le maître par triple répétition. Mais à mon avis 22. 0-0 était bien meilleur que 22. Dd7. Si le roi blanc avait été en sécurité, les Noirs auraient eu peu de ressources pour se défendre.

Sébastien Caron (1916) – François Caire (2211)
Nulle ½-½





Dans la partie qui opposait Éric à Dan, 29. Fh4! aurait minimalement infligé des dommages matériels à l’adversaire. Mais, 30. Rh1 ne fait que mettre les Blancs dans l’embarras, laissant la première rangée encore plus faible.

Éric Myre (1938) – Dan Bernatchez (1948)
Les Blancs abandonnent 0-1




Richard a effectué un spectaculaire sacrifice de qualité afin de créer un dangereux pion passé, peut-être spéculatif, mais c’est le résultat qui compte. Le coup final 38. Cc5! semble anodin, mais 38…Fd5 ne peut sauver la partie à cause de 39. Cd7 Txb7 40. Cf6+ et 41. Cxd5.

Richard Sauvé (1961) – Bertrand Auger (2003)
Les Noirs abandonnent 1-0



Dans la partie qui opposait Samuel à Nicolas, ce dernier avait tout, la paire de fous, l’activité des pièces et un clouage, que dire de plus? C’est donc MOI qui devra se charger d'empêcher Nic d'avoir un tournoi parfait.

Samuel Rondeau (1814) – Nicolas Chiffot (1877)
Les Blancs abandonnent 0-1




Bon enfin, MA partie ! Alors, comme je disais tantôt, grâce à MON immense talent sublime j’ai remporté la partie du siècle. Non mais admirez la qualité des coups, c’est sublime, c’est renversant, c’est… Ah non ! Le téléphone sonne encore, c’est encore eux, un instant je reviens.

Me revoilà, désolé pour l’attente, bon euh… voilà la partie Gaudreau – Cournoyer sans plus de commentaires.

Éric Gaudreau (1599) – Dominic Cournoyer (1900)
Les Blancs abandonnent 0-1




Vous connaissez sans doute le terrible moulinet avec une tour et un fou ? Michel a préféré sacrifier sa dame que de subir une telle technique.

Éric Dumont (1612) – Michel Servant (1686)
Les Noirs abandonnent 1-0