Après trois rondes, le maître Arnaud Rainfray et Jean-François Dion sont en avance avec 3 en 3, ils devront donc croiser le fer la semaine prochaine.

Voyons maintenant comment notre Français s’y prend avec les Françaises. La partie semblait serrée jusqu’à ce qu’Arnaud sorte un lapin de son chapeau, 18. Txe6!! gagne un pion dans toutes les variantes. Ensuite, avec un peu de tactique, Arnaud avalera d’autres pions pour forcer Richard à abandonner quelques coups plus tard.

Arnaud Rainfray (2388) – Richard Sauvé (1976)
Les Noirs abandonnent 1-0




Hé bien, ce n’est peut-être pas moi le prochain expert à Québec. Excellent tournoi pour Jean-François jusqu’à date. L’avantage des Blancs s’est concrétisé une bonne fois pour toute lorsque la tour s’est emparée de la septième rangée. Bien sûr, Stéphane pouvait ne pas sacrifier sa dame, mais le fou b7 aurait été éliminé avec un avantage positionnel énorme pour les Blancs. Malgré la perte de la dame, les Noirs ont tout de même créé du contre-jeu intéressant mais en vain.

Jean-François Dion (1939) – Stéphane Drolet (2144)
Les Noirs abandonnent 1-0


Non, je ne me suis pas trompé, c’est bel et bien Claude qui a les Blancs. J’ignore c’est quand la dernière fois qu’il a joué l’ouverture anglaise, mais quoiqu’il en soit, la tactique sera tout de même au rendez-vous. Parlons d’abord des imprécisions (détectées par l’ordinateur, bien sûr). 30. Tc6!! aurait été extrêmement fort, les Noirs n’auraient tout simplement pas pu gloutonner le pion f2 en plus d’avoir une position difficile à défendre. Ensuite, il n’était pas nécessaire de sacrifier la qualité, ôter le roi ou attaquer le fou aurait été correct. Finalement, l’adversaire commettra la dernière bourde de la partie, mais elle est mortelle, il ne fallait pas s’accrocher au matériel en jouant 38…Te8?? Finalement les Noirs perdront encore plus de matériel en plus de la tour h6 qui est complètement inactive et facilement capturable.

Claude Lessard (2119) - Emmanuel Español-Echevarria (1774)
Les Noirs abandonnent 1-0



J’ai deux autres parties, mais par respect pour les lecteurs, on va arrêter ça là, surtout que la mienne fait partie des deux autres parties. Vous en avez assez avec trois parties. Dans la vie comme aux échecs, la qualité c’est parfois plus important que la quantité.

Je vais quand même souligner les surprises de cette troisième ronde :

- En ce qui concerne Jean-François contre Stéphane, vous étiez déjà au courant.
- André Bourassa a fait une nulle contre nul autre qu’un autre nul, moi.
- Danny Lamontagne (1560) a vaincu Bertrand Auger (2054).
- Vance Oliver (1448) a réussi à faire un mat en deux à Jonathan Perron (1931).