RAPPEL: Vous n’avez qu’à cliquer sur les coups des parties ci-dessous pour voir se développer chacune d’elle sur le diagramme qui lui est attribué.

Voici encore votre frappeur de relève pour Dom. C'est que nous comptons tous deux jouer en fin de semaine au Tournoi du Carnaval (et vous, vous venez, j'espère ?) et que Dom n'aurait pas pu écrire la chronique avant lundi. Comme je peux, moi, la faire le vendredi midi, Dom m'a demandé de m'en charger.

A l'issue de la deuxième ronde du Montcalm 5, deux joueurs seulement détiennent encore un score parfait: Sébastien Caron, qui a gagné la bataille des Sébastien au quatrième échiquier (contre notre webmestre Sébastien Chabot) et François Caire, le favori du tournoi. Tous deux en viendront aux prises jeudi prochain, sauf imprévu.

Jouant la Nimzo-indienne contre Nicolas Chiffot au premier échiquier, François a rapidement gagné une qualité et un pion. Il a mis fin abruptement à la partie grâce à une superbe combinaison. J'ai dû observer l'échiquier démonstrateur pendant plusieurs minutes avant de comprendre pourquoi les Blancs abandonnaient: c'est qu'après 27.Dxc3 venait ...Dxf2+! 28.Rxf2 (28.Rh1 Df3+) Ce4+ 29.Rf3 Cxc3, puis 30...Cxb5.


0-1

Au deuxième échiquier, on a assisté à une lutte féroce qui ne s'est terminée qu'à minuit, et dans des circonstances très spéciales: Bertrand a obtenu une finale de fous très favorable au 55è coup, mais il lui restait à ce moment quatre minutes (pas d'incrémentation) contre plus d'une vingtaine pour Dom. Bertrand a néanmoins accru son avantage, tandis que son cadran descendait à deux minutes, puis à une. Dom est tombé à son tour sous les cinq minutes et a cessé de noter au 68è coup, mais la suite probable est quelque chose comme: 68...Fc6 69.Ff3 Rg6 70.Re5 Rg5 71.Re6 Rg6 72.Fxd5 Rg5... Les fous ne se sont pas échangés, les pions blancs se sont mis en marche et Bertrand allait damer lorsqu'il s'est rendu compte que l'horloge Saitek I n'avait pas enregistré son coup et qu'il venait de perdre une dizaine de secondes. Voilà qu'il restait à Bertrand exactement trois secondes pour mater, ce qu'il n'allait pas pouvoir faire. Dom lui a alors proposé la nulle, qui fut immédiatement acceptée.

Ce n'est pas la première fois que ces horloges Saitek (I et II) provoquent un tel incident. Je me rappelle avoir parlé de ce défaut sur quebecechecs ou Chesstalk, il y a quelques années. L'horloge appartenait à Dom, qui ne voulait certes pas gagner la partie au temps de semblable manière. D'un autre côté, si Bertrand avait disposé de quinze secondes au lieu de trois lorsqu'il a damé, il aurait fort probablement pu mater, habile en blitz comme il l'est.



1/2-1/2

Au troisième échiquier, Dan a semblé maintenir une légère initiative tout au long de la partie, et surtout il jouissait d'un important avantage à l'horloge, comme c'est souvent le cas. Eric a cependant su monter un contre-jeu suffisamment gênant pour forcer les Blancs à partager le point.


1/2-1/2