Dorénavant, nous avons quatre joueurs de plus pour cette deuxième ronde où l’amateur malmène le titré (maître ou expert).

Maître Caire semblait dans une situation confortable, puisque plusieurs de ses principaux rivaux ont écopé lors de la première ronde. François a facilement remporté un pion en début de partie pour rendre la situation davantage confortable. Mais était-ce trop confortable ? Éric n’a pas cessé de guerroyer à un tel point où il a pris l’avantage à son tour et a menacé de damer en finale. Toutefois, le maître a manœuvré brillamment pour au moins s’en sortir avec un demi-point.

François Caire (2222) – Éric Myre (1922)
Nulle ½-½

Sur le deuxième échiquier, une extrême zeitnot pour les deux adversaires a finalement penché en faveur de Sébastien. Ce qui a également penché en sa faveur c’est le fait que Daniel ait refusé une proposition de nulle un peu plus tôt. Une fois de plus, l'amateur a bien performé. En passant, certains d’entre vous posent sûrement la question «Hé mais, pourquoi pas 33…Dxh2, il est donc ben jambon de ne pas avoir vu ça!». On se calme… Sur 33…Dxh2??, il suffit de répondre 34. Th3 en fixant la pièce puis en regardant l’adversaire droit dans les yeux dans le genre «Couches ton roi!».

Daniel Bonneau (2007) – Sébastien Caron (1918)
Les Noirs gagnent au temps 0-1



Hein? Euh? Quoi? Ma partie? Quelle partie? Ah ok, ma partie d’hier! Eh bien oui, j’ai frappé un mur, tout un mur, ouch! Mais bon, de toute façon j’ai tout de même passé au travers du mur, c’est ce qui compte d’après tout! Ben quoi, vous vous n’êtes pas imaginés que MOI je puisse avoir perdu quand même! J’ai pu profiter du fait que le cavalier de Claude était pris dans un coin pour le capturer. Avec une fiche parfaite de 2 sur 2, la semaine prochaine je devrai avec les Noirs, affronter maître Caire… ça risque de fanfaronner pas mal moins.

Dominic Cournoyer (1793) – Claude Lessard (1983)
Les Noirs abandonnent 1-0



Voilà un titré qui semble être le seul à ne pas être impressionné par les amateurs qui croisent le fer contre lui. D’ailleurs sa victoire contre Éric lui donnera droit à une partie sur le premier échiquier la semaine prochaine contre Sébastien Caron. Lors de ce duel, pour ne pas parer la menace de fourchette, il faut vraiment avoir calculé avec précision quelles seraient les conséquences de 16…e4. En effet, 16…e4 est sans conséquences puisque les Blancs malmènent tout de même l’adversaire dans toutes les variantes.

Richard Sauvé (1983) – Éric Dumont (1576)
Les Noirs abandonnent 1-0






J’ignore si les frères Dubé terroriseront autant que les frères Dalton, mais ils sont sur une bonne lancée. Dominic a annulé contre Réjean, tandis que Daniel a enlevé beaucoup de points de cote à maître Audet-Bouchard (ce qui lui fera une défaite de plus pour sa collection à diffuser dans Échec+). En ce qui concerne la partie de Dominic, malgré un pion de moins, il a finalement réussi à créer un dangereux pion passé à l’aide d’un cavalier qui semblait plus fort que le fou adverse. Au moment où la nulle a été conclue, les Noirs avaient encore de fortes chances de gain.

Réjean Plante (2056) – Dominic Dubé (1560)
Nulle ½-½