Déinition de la semaine
Sacrifice : Auto-mutilation complètement insensée qui abasourdit l’adversaire à un tel point qu’il se met à jouer des coups perdants.

Erratum : L’analyse de ma partie de la semaine dernière était partiellement erronée. J’avais le gain suite à 32. Txc6??, 32…Dh1+ aurait gagné la dame grâce à une enfilade. Hé bien, apparemment que je ne sais ni calculer, ni me servir d’un ordinateur, je ne m’en suis même pas rendu compte en analysant avec Fritz 8.

Bertrand a démontré une fois de plus que personne n’est invincible. C’était sa deuxième nulle en autant de parties contre le maître international. Dans une finale ardue Bertrand a réussi à obtenir une perpétuelle qu’il s’est empressé de prendre. Mais en fait, c’était gagnant pour lui suite à 42…Txf3!. Pourtant 43. bxc6!? semble mortel mais non les Blancs s’en sortent et empêchent la promotion, une patente d’ordinateur! Quoiqu’il en soit, Arnaud est tout de même couronné champion du Montcalm 2.

Arnaud Rainfray (2397) - Bertrand Auger (1987)
Nulle ½-½


C’est à croire que la qualité a peu d’importance aux échecs. Claude l’a donnée, moi je l’ai redonnée, il l’a redonnée de nouveau et il a tout de même réussi à annuler. Je pouvais fort probablement gagner cette finale, mais je me suis me compliqué la vie en éloignant ma dame en d8 pour faire échec. Comme disait Bobby Fischer : «If patzer sees check, patzer makes check.»

Dominic Cournoyer (1942) - Claude Lessard (2111)
Nulle ½-½


J’ignore pourquoi, mais Stéphane et Richard ne voulaient pas faire comme les autres, annuler. En fait, le pion d5 réputé pour être une éventuelle faiblesse mais un support à l’attaque fut surtout une éventuelle faiblesse. Stéphane a réussi à se défendre, gober le pion et tout échanger pour obtenir une finale gagnante avec un pion de plus.

Stéphane Drolet (2129) - Richard Sauvé (1960)
Les Noirs abandonnent 1-0




Voyons maintenant comment Jonathan s’est emparé de la position de tête dans la section B, toutefois rien n’est joué, il n’est pas assuré de la première place. L’attaque agressive de Jonathan a porté fruit. André qui n’a pu roquer, a dû subir les coups sans possibilité de se défendre. Quant à être dans le pétrin à ce point là, aussi bien de donner la reine en effet.

Jonathan Perron (1896) - André Bourassa (1759)
Les Noirs abandonnent 1-0