Stéphane Beaudoin mène toujours le tournoi avec une fiche parfaite de 4/4. Normal, c’est parce qu’il n’a pas joué contre MOI. Quoique, j’ai perdu hier, contre François Gagnon. Vous verrez la partie quelques lignes plus bas. D’ici là, ça me laisse le temps de me trouver une excuse.

Passons au premier échiquier, Serge a tenté de défaire Stéphane en le mélangeant avec un coup peu courant, mais intéressant, soit 6. a4!?, afin d’agacer le destrier ennemi, mais en vain. Après avoir donné un pion pour créer un avant-poste pour le cavalier qui s’est avéré plus ou moins utile, je dirais même moins que plus, Serge a donné la qualité en pression de temps. Stéphane n’aura qu’à obtenir la nulle avec les Blancs la semaine prochaine contre Réjean Plante pour s’assurer de remporter le tournoi. Je n’ai toujours pas trouvé d’excuse pour ma défaite, je cherche encore.

Serge Champetier (2096) – Stéphane Beaudoin (2020)
Les Blancs abandonnent 0-1





Réjean s’est assuré une partie sur le premier échiquier la semaine prochaine en défaisant Nicolas sans trop de difficultés. C’est peut-être le manque d’espace qui a incité les Blancs à sacrifier le cavalier en d4? Quoiqu’il en soit, la partie devient encore plus difficile à défendre. Moi qui croyais que le fou est avantagé par sa longue portée, je suis dans l’erreur. Suite à 24…Tad8, le fou posté en d2 ne pouvait tout simplement pas quitter sa case, faute de cases invitantes ailleurs sur l’échiquier. Ce qui permettra aux Noirs de remporter la qualité par la suite grâce à 25…Fg4. Je n’ai toujours pas trouvé d’excuse pour ma défaite, je cherche encore.

Nicolas Chiffot (1804) – Réjean Plante (2108)
Les Blancs abandonnent 0-1




Gaétan se débrouille dans n’importe quelle situation. Il est tellement débrouillard qu’il peut jouer 6. d3 suivi de 7. d4 sans que ce soit bien grave. Il peut même jouer les coups 18 à 30 en ne comptant que sur l’incrémentation, puisque comme on le sait tous, la pression de temps ne le stresse pas. D’ailleurs, il peut même se permettre d’avoir un pion de moins contre Nelson qui est pourtant très très très fort en finales. Après avoir fait une quadruple répétition, les deux adversaires ont conclu la nulle. Je n’ai toujours pas trouvé d’excuse pour ma défaite, je cherche encore.

Gaétan Lapierre (1947) – Nelson Gago (1961)
Nulle ½-½



Bon, voilà! Ce sera tout pour cette semaine! Hein? Euh? Quoi? Ma partie? Quelle partie? Celle d’hier? Je jouais hier? Bon ok… j’ai perdu contre François Gagnon, comme dirait ce dernier, je me suis fait «bibiclater». Je n’ai toujours pas trouvé d’excuse pour ma défaite, je cherche encore. Tout d’abord, j’ai été obligé de donner la qualité quand j’ai réalisé qu’une poussée 13…c5 pourrait simplement être réfuté par 14. b4! Je n’ai toujours pas trouvé d’excuse pour ma défaite, je cherche encore. Ensuite, ma dame noire m’a carrément abandonné, la traîtresse s’est cachée en g7 pour être certaine de ne pas aller au front. Donc, François n’a eu aucune difficultés pour forcer le mat. Je n’ai toujours pas trouvé d’excuse pour ma défaite, je cherche encore.

François Gagnon (1681) – Dominic Cournoyer (1839)
Les Noirs abandonnent 1-0




Appel à tous ! Portez-vous au secours de votre chroniqueur préféré et trouvez-lui une excuse pour sa défaite! C’est important pour son image. L’orgueil, vous savez? Entre joueur d’échecs on se comprend n’est-ce pas? On a tous besoin d’une excuse quand on perd! Alors aidez-moi!

Bah, laissez donc faire. Avec mes performances récentes, je n’ai plus rien à prouver. Que mes futurs adversaires tremblent, surtout s’ils sont experts ou maîtres. En passant, félicitations François, bien joué!

Appariements de la semaine prochaine :

Beaudoin (4) – Plante (3)
Ensuite, il y a beaucoup de joueurs avec 3 sur 4.

Prenez note que si votre chroniqueur préféré ne gagne pas la semaine prochaine, il abandonnera le tournoi.