Excuse échiquéenne de la semaine
J’avais un échec perpétuel, mais il n’a pas duré longtemps.


Non, malgré le titre ce n’est pas un roman d’amour. Ce n’est qu’une chronique d’échecs, désolé! Après trois rondes, les deux meneurs du tournoi sont Yvon Bluteau et Martin Fecteau qui ont cumulé trois victoires en autant de parties. Évidemment, ils croiseront le fer la semaine prochaine.

N’abandonnez jamais quand vous perdez du matériel, tant qu’il y a des ressources, il y a de l’espoir! Après avoir donné généreusement une pièce, Gaétan Lapierre a tout de même réussi à créer de sérieuses menaces pour tenter de vaincre Martin Fecteau. Ce dernier avait encore bien du travail à faire pour repousser les attaques de l’adversaire qui occupait la huitième rangée. Même que 27. Dc2 aurait permis aux Blancs de prendre l’avantage! Mais bon, j’ai bien dit «aurait permis»… puisque ce coup n’a pas été joué.

Gaétan Lapierre (1886) – Martin Fecteau (1952)
Les Blancs abandonnent 0-1


Je le répète, n’abandonnez jamais quand vous perdez du matériel! Suite à la perte d’une qualité, la persévérance d’Yvon Bluteau a tout de même été récompensée, vers minuit alors que les deux adversaires étaient en pression de temps. Les spectateurs eurent droit à un beau duel tactique en finale, hélas je n’ai pas tous les coups, il m’en manque environ une dizaine.

Yvon Poliquin (1924) – Yvon Bluteau (1799)
Les Blancs abandonneront une dizaine de coups plus tard 0-1

Ayant une fiche parfaite à vie (1-0-0) avec la défense polonaise, j’ai bien voulu répéter un exploit réalisé antérieurement au club d’échecs de Montcalm. Toutefois, mon adversaire s’est mis à l’assaut de mes pions avec succès. Peu avant l’abandon, il ne me restait que quelques arnaques (cheapos dans le langage populaire) de réseaux de mat avec ma batterie tour-tour-fou, mais bon, Richard n’est pas né hier, rien de tout ça n’a failli fonctionner.

Richard Sauvé (2037) – Dominic Cournoyer (1796)
Les Noirs abandonnent 1-0

En effet, il n’est pas toujours facile pour un chroniqueur d’obtenir la copie-carbone si c’est le perdant qui la détient. Sur le quatrième échiquier, le monarque de Claude Lessard s’est retrouvé veuf très rapidement, sans que ce soit réciproque pour Nelson Gago, ce qui donna une victoire facile à ce dernier.

La lutte entre Bertrand Fortier et David Vallières n’a pas de fait de vainqueur. Ce dernier a dû redonner le pion gagné un peu plus tôt dans la partie, étant donné que son roi était un peu trop exposé aux attaques blanches. Trouvaille fritzienne qui gagne une pièce contre deux pions : 11…a6!

Bertrand Fortier (1661) – David Vallières (1769)
Nulle ½-½



Meneurs:
1. Martin Fecteau et Yvon Bluteau (3/3)
3. Richard Sauvé et Simon Laflamme (2,5/3)
5. Plusieurs joueurs à égalité (2/3)