Re-hello,

L’amateur ne dispose généralement ni de la capacité pour apprendre par cœur les diverses lignes d’une variante quelconque ni de temps pour les apprécier. Il doit néanmoins consacrer un peu de son temps à l’étude des ouvertures, ne serait-ce que pour ne pas se faire continuellement sortir dès le début, ce qu'il faut admettre peut-être très frustrant. Et qui dit frustration, dit probablement stagnation.

Pourtant en ayant recours à la méthode Silmanaise, l’amateur peut progresser dans la connaissance d’une ouverture et ainsi espérer une meilleure exécution pratique. Ce cours vise à intégrer les déséquilibres de Silman dans l’étude même de cette phase du jeu dans un cadre original visant à décortiquer l’ouverture selon des régions de l’échiquier, la structure de pion et la disposition des pièces. Ce n’est qu’après cette analyse que se greffera la théorie.

Évidemment, ces quelques heures ne suffisent vraiment pas pour approfondir une quelconque ouverture. Cependant, le modeste but est d’aider l’amateur à développer les outils lui permettant de poursuivre son étude seul tout en lui faisant connaître d’autres ouvertures.

N'oubliez pas que mardi le 28 septembre, il y a relâche car la LEC tiendra son AGA dans "nos" locaux.

Je vous rappelle encore que le premier cours (#15) est gratuit. Vous pourrez ainsi vous faire une meilleure idée de ce qui vous attend.

Salutations,

Stéphane

COURS D’ÉCHECS : INTERMÉDIAIRE (III)
STÉPHANE BEAUDOIN
PLAN DE COURS
Automne 2004 (# 15-21)


Cours #15 (14 septembre 2004)
Introduction
Présentation de la méthode utilisée dans le cours : but visé, bref survol de quelques caractéristiques des ouvertures à l’étude en cours de session, responsabilité de l’étudiant, l’étude de l’ouverture à l’aide de Silman, comprendre l’ouverture par la structure de pions, jeu entre les pièces et les pions, façon pour l’amateur d’étudier l’ouverture, etc.

Cours #16 (21 septembre 2004)
La Française : au lieu de l’épée en main, c’est le pain baguette sous le bras
Cette défense a toute l’odeur d’espérance, car on « espère » que l’attaque de l’adversaire ne sera d’abord qu’un coup d’épée dans l’eau, puis le laisser avec une position affaiblie, voire perdante. L’exemple cardinal de la contre-attaque latente.

Cours #17 (5 octobre 2004)
La Sicilienne : tu envoies un des miens à l’hôpital, j’envoie un des tiens à la morgue!
Les Noirs optent pour le « ça passe ou ça casse ». Au lieu d’attendre, à la Française, ils préfèrent lancer leur contre-attaque le plus vite possible, notamment en concentrant leur action sur la colonne c. Sanglant, mais excitant!

Cours #18 (12 octobre 2004)
La Pirc/Moderne : je vous laisse l’opinion, mais vous passe l’ippon
Cette flexible dualité laisse le soin aux Blancs de déterminer le plan qu’ils préfèrent. Les Noirs ne réagiront que selon la disposition adoptée par leur adversaire. Une approche vraiment moderne.

Cours #19 (19 octobre 2004)
La Nimzo-Indienne : la « p’tite qualité » de Fischer, c’est n’importe quoi ça!
Cette option de Nimzowitch « cède » volontairement la paire de fous aux Blancs. En retour, les Noirs brisent la structure de pions à l’aile-dame blanche dans une position fermée contraignant la puissance des fous blancs. C’est presque le combat stratégique par excellence.

Cours #20 (26 octobre 2004)
La Catalane : rien ne sert de courir
La présence d’un Fg2 incarne la tranquille subtilité de la Catalane. S’il est généralement moins dévastateur que son homologue en g7, ce fou exerce néanmoins une pression agaçante sur l’aile-dame avec le résultat de gêner le développement des Noirs.

Cours #21 (2 novembre 2004)
La Benoni : à ne pas tenter sur le Ritalin
Cette « fourmilière tactique » mise sur l’hyperactive disposition des pièces pour atteindre ses fins. La poussée de pions à l’aile-dame concorde bien avec le champ d’action du Fg7, d’une Tb8 et d’un cavalier en c4.

Mardi, 21h-22h30
Local, 1170, Pavillon Agathe-Lacerte
Université Laval
35$/6 cours (du #16 au #21 ; le #15 est gratuit) ; ou 8$/cours