Suite aux duels de la quatrième ronde du Montcalm 1, il reste cinq candidats pour remporter le tournoi, soit maître Caire, expert Bonneau, expert Lessard, amateur Caron et amateur MOI. Mais, si le maître gagne sa partie de la semaine prochaine, il remporte le tournoi. Un instant, j’entends certains joueurs avec 2.5/4 qui rouspètent que si le maître perd, ils peuvent le rejoindre avec 3.5/5 et remporter le tournoi ex aequo. Non! Si le maître perd, son adversaire (fort probablement Daniel Bonneau) aura 4/5! Désolé, donc toujours cinq candidats.

Voyons maintenant comment le maître a pris l’avance dans le tournoi. Les spectateurs ont assisté à un beau duel tactique dans une Sveschnikov où chaque piège tendu menaçait d’assommer n’importe quel des deux adversaires d’un moment à l’autre. À commencer par 20. Fxb7!?, en espérant la suite 20…Ce3? qui perd une tour, et deux pièces pour la dame, mais François n’est pas dupe. Ensuite, Sébastien devait constamment faire attention à la faiblesse de la case g6. Finalement, ce sera tout de même sur la case g6 que François fera sa combine gagnante. De toute beauté!

Sébastien Caron (1918) – François Caire (2222)
Les Blancs abandonnent 0-1




La batterie de cavaliers de Nicolas a été un peu trop aventureuse. Ce qui a permis à Daniel d’empocher un pion facilement dans une combine commençant par 26. Rg2! D’après tout le roi est une pièce comme une autre. Ensuite, malgré l’avantage écrasant d’un pion de plus et un cavalier puissant contre un fou passif, Daniel a préféré étirer la partie. Peu importe, il se méritera une partie sur le premier échiquier la semaine prochaine contre le maître.

Daniel Bonneau (2007) – Nicolas Chiffot (1888)
Les Noirs abandonnent 1-0

Pour certains joueurs le matériel n’a aucune, mais absolument aucune importance! Tout ce qui compte c’est d’attraper le roi adverse. Claude fera trois sacrifices pour obtenir la victoire. Le pion b pour ouvrir la colonne, une qualité pour prendre possession de la longue diagonale et finalement une pièce pour que le roi blanc voie l’adversaire de très près. 29. Db1 aurait permis de remporter la victoire sur-le-champ, quoique 29. Dxc2 est tout de même une alternative raisonnable qui transpose dans une finale gagnante. Si les deux joueurs ne jouaient pas pour la nulle, c’était peut-être pour ne plus avoir la même cote que l’autre?

Richard Sauvé (1983) – Claude Lessard (1983)
Les Blancs abandonnent 0-1



Hé oui, vous aurez tout compris, je ne chronique que mes victoires. Sinon, je me sers d’un chroniqueur suppléant. J’ai mis en œuvre une splendide combine qui gagne un pion, 14. Cxe5!!. Dans toutes les variantes j’ai l’avantage, à l’exception de la suivante 14. Cxe5!! Dxe5 15. Cd5 Dxb2!!!!. Finalement 14. Cxe5 pourrait être suivi de cette ponctuation ?!. Mais bon, Gaétan n’a rien vu de tout ça et a poursuivi avec une attaque kamikaze sur mon roi. Après avoir repoussé son attaque je n’avais pas beaucoup plus d’inspiration que Daniel pour en finir rapidement avec ma partie. Mais bon, c’est le résultat qui compte, je suis encore dans la course!

Dominic Cournoyer (1793) – Gaétan Lapierre (1864)
Les Noirs abandonnent 1-0

Sans tarder, François a décidé de lancer une attaque sur l’aile roi adverse. Quelques coups passifs ont mené tout droit à l’abandon pour Pierre. Mais, était-ce trop tôt pour abandonner? En effet, n’importe quel ordinateur déclare les Blancs vainqueurs, mais est-ce qu’un joueur humain trouvera automatiquement une suite gagnante dans une position semblable?

François Moisan (1790) – Pierre Beauchemin (1679)
Les Noirs abandonnent 1-0





Finalement, un autre combat tactique qui a mené à la victoire d’Éric qui a grugé quelques pions auparavant pour s’assurer d’une finale gagnante.

Éric Dumont (1576) – Vance Oliver (1535)
Les Noirs abandonnent 1-0