Non! Pas encore ce fendant personnage qui diffuse toujours ses parties en premier en se vantant qui va faire la chronique! Eh oui! Je suis de retour! Quand je me suis porté volontaire pour faire la chronique, le conseil d’administration du club de Charlesbourg a désespérément cherché un autre volontaire moins fanfaron, mais en vain. Étant le seul volontaire, le conseil d’administration dut me céder la plume.

Et c’est reparti! Le 12 février, nous étions 24 joueurs lors de cette première ronde du tournoi Khalif, sans compter le match Bourassa-Lessard (Claude vous fera un compte rendu de ce match plus tard). Tous les favoris, incluant MOI bien sûr, ont remporté leur partie.

MOI, j’affrontais Alain Gagnon, dans une Anglaise symétrique. Après avoir désymétrisé au 7e coup, le tacticien génial que je suis, a gagné un pion un peu plus tard dans la partie. Selon certains, au 36e coup, lorsque les tours ont été échangées, les Blancs ne pouvaient plus gagner étant donné que le pion supplémentaire était un pion-tour aidé d’un mauvais fou. En fait, les Blancs gagnent si c’est Dom Cournoyer qui les contrôle. À la toute fin de la partie, un nommé Fritz suggère 44. f4?!, on voit bien que l’idiot de silicone n’a aucun sentiment et qu’il ne peut donc pas apprécier la position à sa juste valeur. Quand j’ai montré 44. g5!!! à la machine, après quelques secondes de réflexion, elle a versé quelques larmes tellement elle a trouvé que ma combine est splendide. Le génie tactique que je suis en a impressionné plus d’un, incluant l’ordinateur.

Dominic Cournoyer (1839) – Alain Gagnon (1517)

Les Noirs admirent la beauté de 44. g5!!! et félicitent l’adversaire 1-0


Ça en vaut la peine, une petite dernière au ralenti!



44. g5!!!



Bon voilà, c’est tout pour cette semaine! Ah oui, c’est vrai il y avait d’autres parties. Bah ok, je peux toujours diffuser d’autres parties, toutefois beaucoup moins importantes.

Sur le tout premier échiquier, Alain Monga avait le lourd fardeau d’affronter Réjean Plante, le favori du tournoi. Après qu’Alain se soit emparé d’un avantage positionnel en début de partie, sa partie s’est détériorée lentement jusqu’au coup 22. Dc4?! Suite à ce coup douteux, sa partie s’est détériorée… mais pas seulement lentement. En effet, le clouage de la tour en d2 mènera à des complications insurmontables. Ensuite, à l’aide de quelques manœuvres tactiques, Réjean n’a pas eu de difficultés à transformer son avantage en gain. Le pion passé sur la deuxième rangée, accompagné de la menace 33…Td1+, force les Blancs à abandonner.

Alain Monga (1678) – Réjean Plante (2108)

Les Blancs abandonnent 0-1




Sur le deuxième échiquier, la partie de Michel Servant ne s’est jamais dégradée lentement, elle s’est tout simplement dégradée rapidement. Eh oui, la tactique, encore la tactique! Pas facile de remporter un duel tactique contre un expert. Serge Champetier s’est emparé d’un avantage d’espace qui a mené à certaines complications pour les Noirs suite à 10. e5. Théoriquement, les Noirs pouvaient défendre cette position, en autant de ne pas commettre d’imprécisions. La première imprécision s’est produite rapidement, 12…Ccxe5 donnait l’avantage aux Blancs, alors que Cgxe5 tenait le coup. Pourquoi? Même moi avec mon immense talent sublime, je ne suis pas vraiment capable de vous expliquer la nuance entre les deux options, demandez-le à Fritz. La deuxième imprécision, 15…Cxc4 mène tout droit à la catastrophe, forçant la perte de la qualité ou… le mat.

Serge Champetier (2096) - Michel Servant (1669)

Les Noirs n’ont pas besoin d’abandonner grâce au mat 1-0






Enfin, une partie où l’amateur s’est bien débrouillé. Toutefois, ce ne sera pas suffisant pour s’en sauver. Ismaël avait une position nettement meilleure que l’expert Martin Fecteau. Le seul handicap des Blancs était le pion arriéré d4. Évidemment, l’expert a compris ce qu’il fallait faire. Le tout s’est dégradé lentement (pas rapidement, seulement lentement) lorsque 23. Tb1?! a enligné les deux tours blanches sur la même diagonale et en plus sur la même couleur du fou ennemi. Cela a engendré des menaces qui ont créé suffisamment de jeu pour que Martin puisse gagner un pion. Quelques coups plus loin, Ismaël s’est enfargé dans une finale de tours avec un pion de moins. Après la partie, il m’a confié que ces types de finales sont théoriquement nulles, mais que malheureusement, il n’a jamais étudié les finales de tours avec un pion de moins. Ismaël, prend le temps de regarder ces finales comme faut, si tu veux sauver un demi-point. Bon ok, moi non plus, je n’ai jamais pris la peine d’étudier ça. Mais, ne fais pas ce que je fais, fais ce que je dis. De toute façon, avec mon immense talent sublime, je n’ai pas besoin d’étudier.

Ismaël Skakni (1668) – Martin Fecteau (2022)

Les Blancs abandonnent 0-1


JE mène le tournoi, avec une fiche parfaite de 1/1. Oups, j’avais oublié de mentionner que onze autres joueurs sont ex aequo avec moi.

Bon, c’est tout pour cette semaine. Le tournoi continue lundi prochain, ceux qui veulent s’y joindre peuvent puisque c’est un système suisse. La deuxième ronde commencera lundi le 19 février à 19h au Centre communautaire et culturel, 7575 Henri-Bourassa (coin 76e Rue), salle 20, Charlesbourg.