Trente-cinq joueurs environ se sont présentés pour amorcer le Montcalm 5. C’est un peu décevant, mais il faut croire que le Tournoi du Carnaval nous aura privés de quelques participants. Sans doute certains d’entre eux se joindront-ils à nous la semaine prochaine.

Au premier échiquier, Karl n’a pu freiner le véritable rouleau compresseur que maître Réjean a pu lancer contre lui, même après l’échange des dames :

Réjean Tremblay (2234) – Karl Bender (1598)

1.d4 d5 2.c4 c6 3.Cf3 Cf6 4.Cc3 g6 5.Db3 Db6 6.c5 Dxb3 7.axb3 Cbd7 8.b4 b6 9.Ff4 bxc5 10.bxc5 Fg7 11.e3 Cg4 12.h3 Ch6 13.Rd2 f6 14.b4 e5 15.Fh2 0-0 16.b5 Fb7 17.bxc6 Fxc6 18.Fb5 Fxb5 19.Cxb5 Tfc8 20.Txa7 Txa7 21.Cxa7 e4 22.Cxc8 et les Noirs abandonnèrent, voyant qu’ils ne pourraient empêcher la promotion du pion c blanc. 1-0.

Au deuxième échiquier, Philippe s’est ajouté à une longue liste dont je fais partie, celle des joueurs ayant commis l’imprudence de clouer un Cf6 par un Fg5 non protégé, alors qu’un …Fxf2+ suivi d’un…Cg4+ mortel était possible pour un François sans pitié :

Philippe Chevalier (1598) – François Caire (2201)

1.e4 c5 2.Cf3 Cc6 3.Cc3 Cf6 4.d4 cxd4 5.Cxd4 e5 6.Cde2 Fc5 7.Fg5? Fxf2+ 8.Rxf2 Cg4+ 9.Rg1 Db6+ 10.Cd4 Cxd4 et les Blancs jetèrent l’éponge. 0-1.

Au troisième échiquier, Paul ne semblait pas trop mal se défendre contre le redoutable Antoine, mais une attaque double a eu raison de lui :

Antoine Bérubé (2125) – Paul Cummins (1581)

1.d4 d5 2.c4 e6 3.Cc3 c6 4.Cf3 Cf6 5.Fg5 dxc4 6.e4 b5 7.e5 h6 8.Fh4 g5 9.Cxg5 hxg5 10.Fxg5 Fe7 11.exf6 Fxf6 12.Fxf6 Dxf6 13.g3 Fd7 14.Fg2 a6 15.a4 Ta7 16.Ce4 De7 17.0-0 a5 18.d5 cxd5 19.Dd4 e5 20.Dxa7 et les Noirs rendirent les armes. 1-0.

Des miniatures, disait mon titre, mais pas pour tout le monde! Au quatrième échiquier, mon trentième coup m’a trahi, tout comme la semaine dernière contre Jean-François. Cette fois-ci pourtant, je n’avais aucune excuse, disposant encore de quinze minutes lorsque je l’ai joué. C’est que je n’ai jamais vu 31.Dh2!, un coup qui donnait tant de contre-jeu à Eric que j’ai bien failli y passer :

Eric Gaudreau (1578) – Richard Sauvé (2047)

1.e4 e6 2.d4 d5 3.Cc3 Cf6 4.Fg5 Fb4 5.e5 h6 6.Fd2 Fxc3 7.bxc3 Ce4 8.Dg4 g6 9.h4 c5 10.Df4 Fd7 11.Th3 Fc6 12.f3?! (Fd3!) Cxd2 13.Dxd2?! (Rxd2!) Cd7 14.f4 Db6 15.Cf3? Db2 16.Tc1 Dxa2 17.Fe2 Da5 18.Th1 Fb5 19.Fxb5 Dxb5 20.Rf2 Dc6 21.h5 0-0-0 22.Ta1 a6 23.hxg6 fxg6 24.Thb1 Tdf8 25.Tb3 Tf7 26.Tab1 Thf8 27.Txb7 Dxb7 28.Txb7 Rxb7 29.g3 g5 30.Rg1!? c4? (30…gxf4!) 31.Dh2! gxf4 32.Dxh6 fxg3 33.Dxe6 Cb6 34.Cg5 Tg7 35.Dd6 Th8 36.Df6 Thg8 37.Cf7 Tg6 38.Cd6+ Rc6 39.De7 T8g7 40.De8+ Rc7 41.Cf5 Tg8 42.De7+ et ici, j’acceptai l’offre de nulle d’Eric. 1/2-1/2.

Au cinquième échiquier, James s’est créé très tôt un pion faible en c6, que Claude a attaqué et pris au 18è coup. James aurait pu jouer 21…Cfe8 et continuer la partie, mais il a préféré s’incliner immédiatement étant donné l’avantage que détenait Claude :

Claude Lessard (1964) – James Grant (1510)

1.d4 d5 2.Cf3 e6 3.g3 Cf6 4.Fg2 Fe7 5.0-0 0-0 6.Cbd2 c6 7.b3 Ca6 8.Fb2 Cc7 9.c4 b5 10.cxb5 Cxb5 11.Tc1 Db6 12.Ce5 Fb7 13.Cdf3 Tfd8 14.e3 Da6 15.Cg5 Tf8 16.Fh3 Cc7 17.Dc2 Tad8 18.Cxc6 Fxc6 19.Dxc6 Dxc6 20.Txc6 Td7 21.Tfc1 et les Noirs abandonnèrent. 1-0.

Au sixième échiquier, Rémi, subissant une forte pression sur l’aile-dame, a sacrifié un cavalier au 20è coup, espérant obtenir quelques pions en retour, mais lorsque tout s’est éclairci, Daniel pouvait compter sur autant de pions que lui… avec une pièce en prime :

Rémi Marois (1478) – Daniel Bonneau (1920)

1.e4 d6 2.d4 Cf6 3.Cc3 g6 4.f4 Fg7 5.Cf3 c5 6.e5 dxe5 7.dxe5 Dxd1+ 8.Cxd1 Cd5 9.Fc4 Cb6 10.Ce3 Cxc4 11.Cxc4 Cc6 12.c3 0-0 13.Fe3 b6 14.0-0-0 Fe6 15.Ccd2 Tfd8 16.Cb3 a5 17.Txd8+ Txd8 18.Td1 a4 19.Txd8+ Cxd8 20.Cxc5 bxc5 21.Fxc5 Fxa2 22.Fxe7 Cc6 23.Fc5 Fd5 24.Rc2 Fh6 25.Cd4 Fe4+ 26.Rd1 Fxf4 27.b4 axb3 28.Cxb3 Fxe5 et les Blancs baissèrent pavillon. 0-1.

Au septième échiquier, Robert n’a pu tenir contre les coups de boutoir de Bertrand. A la fin, il se faisait prendre sa tour h7 :

Bertrand Auger (1918) – Robert Daigle (1475)

1.Cf3 Cc6 2.d4 d5 3.g3 Ff5 4.Fg2 Cb4 5.Ca3 h6 6.0-0 e6 7.c4 dxc4 8.Ce5 c6 9.Cexc4 Cf6 10.b3 Cbd5 11.Fb2 b5 12.Ce5 Dc7 13.Tc1 Fxa3 14.Fxa3 Fe4 15.Txc6 Db7 16.Fxe4 Cxe4 17.Dc2 b4 18.Dxe4 bxa3 19.Cxf7 Dxf7 20.Txe6+ Rf8 21.Dxd5 Te8 22.Txe8+ Dxe8 23.Tc1 Th7 24.Df5+ et les Noirs jetèrent l’éponge. 1-0.

Au huitième échiquier, le jeune Antoine Carignan a bien failli tenir le coup contre le très expérimenté Gaétan Lapierre. Leur partie fut la dernière à se terminer, et à ce que je vois dans le tableau fourni par André Bourassa, Gaétan l’a finalement emporté. Réjean Tremblay nous avait bien dit que cette finale était gagnante pour Gaétan, malgré les apparences. Dommage pour Antoine, mais Gaétan, qui n’avait plus que trois minutes contre vingt-cinq, a su emporter le morceau.

Pour terminer, voici la partie du neuvième échiquier, qui mettait en scène un un bon joueur de la région que nous n’avions pas vu depuis plusieurs années. Pierre a fêté son retour au jeu en coinçant la dame de Stéphane jusqu’à ce qu’elle périsse :

Pierre Lemieux (1871) – Stéphane Gagnon (1435)

1.d4 Cf6 2.Cf3 e6 3.Ff4 c5 4.c3 Db6 5.Db3 Da5 6.e3 cxd4 7.exd4 Df5 8.Fg3 b6 9.Da4 Fb7 10.Cbd2 h6 11.Fe2 a6 12.0-0 Fe7 13.Db3 Fd8 14.Cc4 0-0 15.Cd6 Dd5 16.c4 Dc6 17.d5 exd5 18.cxd5 Cxd5 19.Tac1 et les Noirs abandonnèrent. 1-0.